JOUR 36 : Les chefs en mode marathon - CPAC Vote 2019

Photo - Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne

JOUR 36 : Les chefs en mode marathon

Un texte de Camille Martel

À quelques jours des élections, les chefs sont maintenant en mode marathon. Ils visitent les circonscriptions clés, parlent de coalition et mettent de l’avant leur plateforme.

Justin Trudeau a visité six régions en une journée. Il a débuté ce 36e jour de campagne à Montréal, entouré de plusieurs de ses candidats vedettes.

Comme mardi, il n’a pas fait d’annonces, mais a vanté sa plateforme et son bilan des quatre dernières années.

Le chef libéral s’est livré à un véritable cri du coeur et a brandi le spectre d’un gouvernement dirigé par les conservateurs au lendemain du 21 octobre. « Au Québec, on a besoin de Québécois forts au gouvernement et pas dans l’opposition […] On a un choix fondamental à faire lundi, les Québécois et les Canadiens, un choix qui va avoir des échos pour des générations », a dit M. Trudeau.

On a aussi demandé à Justin Trudeau de préciser en quoi les valeurs progressistes du Parti libéral sont différentes des valeurs progressistes du NPD : « Je reconnais qu’il y a plusieurs partis qui partagent les valeurs de vouloir sortir les gens de la pauvreté […] mais la différence entre nous et les autres partis c’est que nous l’avons fait au gouvernement ».

Adrian Wyld/La Presse Canadienne

 

Les conservateurs faisaient campagne dans le sud-ouest de l’Ontario mercredi. Andrew Scheer a fait une allocution à Essex dans la région de Windsor à l’heure du midi où il a mis de l’avant son plan d’action pour ses 100 premiers jours au pouvoir, s’il est élu.

Il a mentionné les mesures fiscales qu’il souhaite rapidement mettre de l’avant, comme l’élimination de la taxe carbone, la diminution des impôts et les coupes dans l’aide étrangère.

M. Scheer est aussi revenu sur l’histoire SNC-Lavalin et son intention de resserrer la vis autour du lobbying s’il est porté au pouvoir.

Le chef conservateur a mentionné à plusieurs reprises que, selon lui, les Canadiens « ne voulaient pas » d’une coalition entre le NPD et les libéraux : « Ils vont voter pour un gouvernement conservateur majoritaire ».

On lui a demandé si lui-même avait exploré l’idée d’une coalition avec le Bloc québécois, question à laquelle il a répondu par la négative. « Je vais continuer de parler aux Québécois et Québécoises directement pour gagner leur confiance », a-t-il dit.

Et puis, Andrew Scheer s’est aussi fait questionner à savoir pourquoi on avait toujours pas vu le premier ministre ontarien Doug Ford faire campagne avec lui : « M. Ford a pris une décision de rester concentrer sur les enjeux provinciaux […] Nos candidats partout en Ontario ont dit que les électeurs n’ont jamais posé de questions là-dessus ».

Nathan Denette/La Presse Canadienne

 

Le chef néo-démocrate a pour sa part fait campagne dans la région de Montréal. Jagmeet Singh a débuté la journée à Hudson, dans un endroit hautement symbolique : le parc Jack Layton.

Il était entouré de ses candidats de la région et de la veuve de Monsieur Layton, Olivia Chow.

M. Singh, visiblement ému par sa présence, a d’ailleurs ravalé quelques larmes avant de débuter son allocution.

Il a vanté sa plateforme, rappelé son engagement pour la classe moyenne et les moins fortunés. Le chef néo-démocrate s’est fait questionner sur l’importance du Québec dans cette campagne, sur ce qui différencie son parti du Bloc québécois et sur la laïcité.

« Il faut travailler avec le reste du Canada et la réalité c’est que le Bloc ne veut pas et ne peuvent pas travailler avec les autres […] Les institutions qui doivent être séparées entre l’église et l’état c’est tellement important de renforcer ce principe et c’est pour moi, comme avocat et comme quelqu’un qui lutte pour les droits de la personne, c’est tellement important », a dit Jagmeet Singh.

CPAC

 

Yves-François Blanchet faisait campagne à Candiac, sur la rive-sud de Montréal.

Il a fait une allocution en matinée où il mis de l’avant trois de ses promesses électorales, soit celle de diminuer le plafond des contributions aux partis politiques fédéraux, d’instaurer un rapport d’impôt unique et de demander des compensations d’Ottawa pour le système de paye Phénix.

Comme le Bloc québécois est la cible des autres partis ces jours-ci, on a demandé à M. Blanchet ce qu’il pensait du fait que les autres chefs se plaisent à dire qu’un vote pour le Bloc est « inutile ».

« Les conservateurs disent que c’est horrible, parce qu’un vote pour le Bloc va permettre à Justin Trudeau de prendre le pouvoir. Les libéraux disent que c’est horrible, parce qu’un vote pour le Bloc québécois va permettre aux conservateurs de prendre le pouvoir et le NPD dit que c’est horrible, parce qu’un vote pour le Bloc québécois va garder le NPD encore très loin du pouvoir […] mais le sentiment de peur je pense qu’il ne marche pas », a dit M. Blanchet.

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