JOUR 37 : Majoritaire ou minoritaire? - CPAC Vote 2019

Photo - Adrian Wyld/La Presse Canadienne

JOUR 37 : Majoritaire ou minoritaire?

Un texte de Camille Martel

Est-ce que que le nouveau gouvernement sera majoritaire ou minoritaire? Voici la question qui était sur toutes les lèvres en ce 37e jour de campagne. À trois jours des élections, les chefs sont plus que jamais sondés sur leurs prédictions et sur de possibles alliances avec d’autres partis.

Justin Trudeau a poursuit sa tournée du Québec jeudi, un champ de bataille important pour son parti.

Sean Kilpatrick/La Presse Canadienne

 

Il a fait une allocution à Trois-Rivières en matinée, où il a demandé aux électeurs de choisir un gouvernement « progressiste » lundi prochain.

Le chef libéral a, une fois de plus, brandi le spectre de Stephen Harper en prévenant qu’un gouvernement conservateur allait couper dans les services qui ont été mis de l’avant par les libéraux et « détruire » tout plan de lutte contre les changements climatiques.

M. Trudeau s’est fait questionner à savoir s’il avait peur que ses supporteurs ne sortent pas voter le jour du vote : « Il y a énormément de bénévoles, de libéraux, de militants qui sont impliqués parce qu’ils savent à quel point ce choix est important lundi ».

« On a besoin de gens progressistes élus au gouvernement et pas juste en opposition », a-t-il enchaîné, en faisant référence à la possibilité qu’un gouvernement minoritaire soit élu.

On lui a aussi demandé pourquoi il était de passage à Trois-Rivières pour une troisième fois pendant la campagne. « On voit ici un choix clair entre une vieille approche qui n’a pas fonctionné sous M. Harper, ni pour Trois-Rivières, ni pour le Québec, d’austérité et de coupures », a répondu M. Trudeau.

Adrian Wyld/La Presse Canadienne

 

Le chef du Parti conservateur Andrew Scheer était dans la région de Brampton jeudi matin, près de Toronto.

Comme ses homologues, M. Scheer en a profité pour mettre de l’avant ses promesses de campagne, notamment en termes de mesures fiscales comme l’élimination de la taxe carbone.

Il a une fois de plus interpellé les Canadiens à ne pas faire élire un gouvernement minoritaire lundi : « Une coalition entre le NPD et le Parti libéral va augmenter le déficit, augmenter les impôts et de plus en plus de votre argent va payer l’intérêt sur la dette ».

On a demandé au chef conservateur de s’expliquer sur certains propos qu’il a tenu par rapport au fonctionnement système parlementaire. M. Scheer a dit que le parti avec le plus de sièges devrait être porté au pouvoir, sans question. Traditionnellement, le premier ministre sortant a le privilège d’essayer d’obtenir le pouvoir de la chambre si les résultats sont serrés.

« La convention dans notre histoire moderne c’est que le parti avec le plus de sièges peut former le gouvernement et l’autre chose qui est clair c’est qu’un premier ministre qui sort d’une élection avec moins de sièges qu’un autre parti démissionne », a dit Andrew Scheer.

Nathan Denette/La Presse Canadienne

 

Jagmeet Singh faisait aussi campagne en Ontario jeudi. Il a débuté la journée à Welland, près de la région de Niagara.

M. Singh a galvanisé ses troupes et réitéré ses promesses phares devant ses supporteurs.

Le chef néo-démocrate a évidemment été questionné sur un possible gouvernement de coalition avec les libéraux : « Non, je ne suis pas satisfait avec les propos des libéraux ».

On a aussi demandé à M. Singh de s’expliquer sur certains propos qu’il a tenu à l’égard de candidats du Bloc québécois. Il a dit que ceux qui avaient tenus des propos islamophobes étaient des supporteurs du Front national, le parti d’extrême droite français dirigé par Marine Le Pen. « J’ai dit qu’ils sont des fans, mais c’est clair que pour le Québec, le choix progressiste c’est nous les néo-démocrates […] Le Bloc ne représente pas une option progressiste », a répondu M. Singhé

Le chef néo-démocrate a aussi répété qu’il voulait mettre en place une réforme du système électorale, une promesse qui avait d’ailleurs était faite par les libéraux il y a quatre ans : « La réalité c’est qu’au Canada ce qu’on voit c’est un parti avec moins de 40% d’appui qui gagne la majorité du pouvoir et c’est pas acceptable ».

CPAC

 

Yves-François Blanchet faisait campagne à Montréal en 37e jour de campagne.

Le chef du Bloc québécois a fait une annonce sur les logements sociaux. Il s’engage, s’il est porté au pouvoir, à demander un réinvestissement massif en la matière et à en exiger le transfert sans condition des sommes au gouvernement du Québec.

Les questions posés à M. Blanchet ont toutefois porté pour la plupart sur la possibilité qu’un gouvernement conservateur forme le nouveau gouvernement, qu’il soit minoritaire ou majoritaire, puisque les sondages semblent indiquer ces résultats pour le moment.

On lui a demandé s’il craignait que ce scénario se réalise et s’il était prêt à former une coalition avec un des partis. « Je ne crois pas que dans l’élection, cette fois-ci, la peur n’est plus un argument […] Je n’ai jamais dit que j’allais oeuvrer dans un gouvernement conservateur minoritaire […] Si ce qui est proposé est bon on va être pour et si ce qui est proposé est mauvais pour le Québec on va être contre », a dit M. Blanchet.

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