Un deuxième mandat pour Justin Trudeau - CPAC Vote 2019

Photo - Paul Chiasson/La Presse Canadienne

Un deuxième mandat pour Justin Trudeau

Un texte de Camille Martel

Au lendemain d’une élection qui a porté au pouvoir un gouvernement libéral minoritaire au pays, l’heure est aux réactions et aux analyses. Justin Trudeau a été réélu, mais les conservateurs ont remporté le vote populaire. Est-ce que les libéraux seront en mesure de garder le cap jusqu’en 2023?

Justin Trudeau, réélu comme premier ministre, a fait la même chose qu’en 2015 mardi matin. Il est allé à la rencontre des électeurs à la station de métro Jarry, dans sa circonscription de Papineau.

Il a offert ses remerciements aux électeurs, serré des mains et pris des égoportraits. Le premier ministre ne s’est pas adressé aux médias, mais il le fera mercredi.

Adrian Wyld/La Presse Canadienne

 

Le chef du Parti conservateur Andrew Scheer s’est adressé aux médias en après-midi, depuis Regina en Saskatchewan.

Il a sensiblement répété ce qu’il a dit lorsqu’il s’est adressé aux électeurs à l’issu du résultat de l’élection. M. Scheer a assuré qu’il allait demeurer en fonction.

« C’est évident que nous aurions aimé faire mieux [au Québec]. Nous avions une équipe extraordinaire de candidats, mais c’est sûr qu’on doit travailler plus fort au Québec », a-t-il dit.

Le chef conservateur se dit prêt à affronter Justin Trudeau de nouveau s’il y a des élections hâtives. De plus, il estime tout de même avoir, lui aussi, gagné ces élections puisqu’il a raflé le vote populaire et remporté la quasi totalité des circonscriptions en Alberta et en Saskatchewan.

« La responsabilité de Justin Trudeau c’est de travailler ensemble avec les autres partis. Les Canadiens ont envoyé un message très, très fort et nous avons un pays très divisé. C’est essentiel que Justin Trudeau prenne cet enjeu au sérieux et essaye de trouver un terrain commun », a dit M. Scheer.

Nathan Denette/La Presse Canadienne

 

Et puis, c’était un lendemain d’élections difficile pour Jagmeet Singh. Le chef néo-démocrate a perdu 16 sièges en tout et c’est au Québec qu’il a essuyé le plus de pertes. Il ne lui reste plus qu’un seul député : son chef-adjoint Alexandre Boulerice, dans Rosemont.

« Je vais continuer d’être présent au Québec », a dit le chef néo-démocrate.

Malgré tout, M. Singh semble garder le morale et a accepté cette dégringolade avec humilité dans l’allocution qu’il a tenu à l’heure du midi, depuis Burnaby en Colombie-Britannique.

C’est maintenant son parti qui détient la balance du pouvoir avec les libéraux à Ottawa et M. Singh dit qu’il va continuer à se battre pour le Québec, malgré le retrait massif de la vague orange.

« Je pense que c’était difficile pour moi de perdre des excellents députés au Québec […] C’était ma première fois que je me présentais au Québec et je pense que j’ai réussit à montrer que je partageais les mêmes valeurs que les Québécois et Québécoises et on va continuer de travailler sur ça », a dit M. Singh.

Ryan Remiorz/La Presse Canadienne

 

Grand gagnant de cette soirée électorale, Yves-François Blanchet a donné un nouveau souffle au Bloc québécois. Le parti est passé de 10 à 32 sièges, il a donc triplé ses avoirs, comme le prévoyaient les sondages.

Dans son allocution devant les médias au lendemain de l’élection, M. Blanchet a dit que sa priorité pour le moment était de demander à Justin Trudeau de convoquer le parlement avant les fêtes afin de verser les compensations aux agriculteurs sous gestion de l’offre.

Évidemment, on a demandé à Yves-François Blanchet s’il comptait s’allier avec le NPD ou les libéraux. « Il est exact que sur certains aspects, les néo-démocrates peuvent avoir des affinités avec les libéraux, mais sur certains autres aspects, certainement moins […] On va voir ça comme on l’a dit tout au long de la campagne, on va voir ça à la pièce, au cas par cas », a répondu M. Blanchet.

Jacques Boissinot/La Presse Canadienne

 

Le premier ministre du Québec François Legault a aussi réagit à l’élection de Justin Trudeau.

Il a tout d’abord félicité son homologue fédéral d’avoir décroché un deuxième mandat, mais il a répété qu’il était important qu’Ottawa reconnaisse le caractère unique du Québec, notamment en ce qui a trait aux champs de compétences.

M. Legault et son équipe dit qu’ils vont reprendre les pourparlers avec Ottawa pour faire valoir les intérêts du Québec. Par rapport à la loi 21, M. Legault n’a pas semblé inquiet par la réélection de Justin Trudeau et il dit avoir confiance en la capacité du Bloc québécois à porter la voix du Québec aux Communes.

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